Dès aujourd'hui, 1er juillet, l'administration fiscale bruxelloise commence à infliger effectivement des amendes à une nouvelle catégorie de véhicules qui, depuis le début de l'année, ne sont plus autorisés à circuler dans la zone à faibles émissions, mais qui, jusqu'à présent, ne recevaient qu'un avertissement. 13.000 amendes ont déjà été infligées à ce titre. Quiconque se fait à nouveau prendre se verra désormais infliger sans exception une amende de 350 euros. Le nombre total de voitures nouvellement interdites d’accès à la capitale est bien plus élevé.
Même les véhicules diesel relativement récents
Désormais, ce ne sont plus seulement les véhicules très anciens qui sont visés. Les véhicules diesel Euro 5 sont soumis à ces règles plus strictes. Dans la pratique, il s’agit souvent de voitures diesel dont la première mise en circulation est comprise entre 2011 et 2015. Il s’agit donc de voitures qui sont encore parfaitement utilisables pour de nombreuses familles, des indépendants et des petites entreprises, mais qui sont jugées trop polluantes à Bruxelles. Bon nombre de ces voitures ont à peine plus que l’âge moyen d’une voiture en Belgique, qui est actuellement d’un peu plus de 10 ans.
Les voitures à essence de norme Euro 2 sont également concernées par cette réglementation. Elles sont plus anciennes et datent principalement de la fin des années 90.
L’argent change tout visiblement
Comme indiqué, l'amende s'élève à 350 euros. Ce montant correspond au prix d'un abonnement annuel permettant à un véhicule non autorisé de circuler à Bruxelles pendant douze mois. Cela confirme ainsi une critique de longue date selon laquelle les zones à faibles émissions n'ont pas grand-chose à voir avec la qualité de l'air, mais beaucoup avec la fiscalité. En effet, cette mesure prend le caractère d’une taxe d’accès. Ceux qui paient peuvent continuer à circuler, ceux qui ne paient pas sont sanctionnés. Les émissions des voitures incriminées, quant à elles, ne changent pas d’un gramme.
À contre-courant
Bruxelles s'en tient à un durcissement alors qu'ailleurs, on assouplit justement les mesures. À l'échelle européenne, le seuil Euro 5 compte parmi les plus stricts. De plus, dans de nombreux pays et régions, un nouveau durcissement n'est plus à l'ordre du jour et les mesures sont même progressivement assouplies. La Flandre avait déjà décidé auparavant de ne plus mettre en œuvre le durcissement prévu de la zone à faibles émissions (LEZ).