La mode du néo-rétro n’est pas près de s’essouffler. La marque sportive française du groupe Renault, Alpine, a déjà prouvé avec ses A110 et A290 qu’elle savait puiser avec talent dans son passé. Elle remet aujourd’hui le couvert : l’A310 Vision transpose la sportive de 1971 dans une forme résolument contemporaine.
Pas une nouvelle A310
L’Alpine A310 originelle a vu le jour en 1971, aux côtés de l’A110, comme une sportive plus grande au dessin plus spectaculaire. Elle s’est d’abord contentée d’un quatre-cylindres, avant d’adopter en 1976 le V6 qui a fait sa renommée. Alpine s’inspire aujourd’hui de ces deux versions pour cette A310 Vision.

Ne la cherchez pas en concession : il ne s’agit que d’une étude de style. Pour l’instant du moins. Elle n’en est pas moins intéressante sous la peau, puisqu’elle repose sur la toute nouvelle plateforme APP d’Alpine, sur laquelle pourront être développées les futures sportives de la marque.
Reconnaissable sans tomber dans la copie
Selon les designers, une A310 d’origine a été installée au beau milieu du studio, et le travail est parti de ses proportions fondamentales : basse, large et anguleuse. La Vision mesure 4,55 m de long pour à peine 1,18 m de haut, et jusqu’à 2,03 m de large à l’arrière. Le dessin des jantes fait référence à celles de la première A310, tandis que le pavillon vitré surbaissé et les flancs taillés à la serpe doivent avant tout évoquer le caractère de l’originale.
À l’avant, les blocs optiques s’abaissent au démarrage de la voiture. À l’arrière, Alpine associe des feux à lamelles à un aileron en deux parties. La partie inférieure, de teinte sombre, revendique quant à elle clairement une inspiration aérodynamique issue de la Formule 1.
Un avant-goût de la suite ?
L’habitacle reste en grande partie caché. Alpine dévoile toutefois des sièges aux formes organiques et des commandes physiques inspirées du matériel hi-fi, des éléments qui pourraient bien se retrouver sur d’autres modèles de série. Quant à une version de production de ce concept, elle paraît peu probable : l’électrification de la marque est loin d’être un long fleuve tranquille.