Volvo présente l'EX60. Il s'agit d'un énième SUV électrique, destiné à remplacer un produit typique de Volvo : un break.
Avec la BMW iX3 et la Mercedes GLC en point de mire
La société suédo-chinoise attend beaucoup de l'EX60. Elle veut ouvrir un nouveau chapitre et se démarquer des autres nouveaux modèles Volvo récents, tels que l'EX90. Volvo navigue en effet à contre-courant : les modèles EX90 et ES90 ont été victimes de retards et n'ont pas répondu aux attentes. Le succès commercial de l'EX30 repose principalement sur son prix, ce qui se remarque au niveau du produit. L'EX60 doit faire plus que détourner l'attention : elle veut concurrencer des modèles tels que la BMW iX3 et la Mercedes GLC. Les Allemands ne se laissent pas facilement déjouer et ont déjà donné du fil à retordre à plus d'une marque. Demandez à Saab ou à Jaguar...
Personne ne veut plus d'une vraie Volvo
En faire une véritable Volvo n'était peut-être pas une priorité absolue. Autrement, ce serait un break pratique en anguleux. En Chine, la décision est prise : les Volvo doivent jouer dans les catégories les plus populaires du marché mondial. L'aspect suédois est une couche supplémentaire de placage. Pourtant, avec son volumineux coffre de 634 litres, l'EX60 reste une voiture spacieuse. Elle est également imposante, 4,8m de long sur deux mètres de large. En revanche, le plancher du coffre est tout de même 30 centimètres plus court que celui du V70, qui avait pourtant des dimensions similaires.
Le secteur automobile a toujours du mal à positionner les voitures électriques et se réfère donc souvent à leurs performances pour justifier leur prix. Donc, cette Volvo affiche également des accélérations dignes d'une voiture de sport. Il ne faut que 5,9 secondes à la plus lente des versions pour atteindre les 100 km/h. Un exercice que la version haut de gamme signe en moins de 4 secondes, grâce à ses 680 ch. Mais, sous la tôle, de sévères restrictions budgétaires se dessinent. Pour commencer, le châssis est en grande partie constitué d'une seule pièce moulée. Cela limitera à terme la réparabilité, en faisant grimper la complexité des interventions, les coûts et le risque de perte total. Un impact qui finira inévitablement par se répercuter sur la prime d’assurance. Ensuite, un minuscule écran fait son retour face au conducteur. L’EX30 avait été largement critiquée pour ce défaut, synonyme d’ergonomie perfectible et de sécurité en retrait.
Enfin, Volvo accorde une grande importance aux logiciels et aux mises à jour. Les derniers modèles de cette marque en avaient grand besoin. Un produit bien conçu ne nécessite pas de mises à jour importantes.
Le prix en Belgique ?
Les prix démarrent à 62.990 euros. Volvo espère surtout réitérer le succès initial de l'EX30. Il s'agit d'une véritable voiture de leasing.